Assainissement écologique

Introduction : Un contexte favorable

Sur ce projet, la perspective de l'assainissement cyclique s'est rapidement imposée :
  • • Plusieurs foyers sont dores et déjà utilisateurs de toilettes sans eau dans leur logement actuel (systèmes individuels).
  • • Un des membres de l'association travaille depuis une dizaine d'années sur cette thématique, en lien avec des laboratoires de recherche européens
  • • Le mètre-cube d'eau potable livré par Veolia sur Dol de Bretagne est facturé 5,5 € au consommateur (la moyenne nationale est d'environ 3€/m3)

La mise en place d’une filière d’assainissement cyclique, urbaine et collective - pionnière en France, et sous certains aspects, en Europe - pour ce projet de 23 logements / une soixantaine de personnes, vise à  :
  • • Préserver la ressource en eau en évitant la dilution de nombreux polluants issus contenus dans les excrétas (abattement de 50 % de la DCO, 90 % de la charge azotée, 75 % de la charge phosphorée dans les eaux usées)
  • • Préserver les sols : recycler les nutriments contenus dans les excrétas
  • • Faire des économies  (environ 80€ par an et par personne)
  • • Faire la promotion de technologies véritablement durables, conformes aux exigences d’hygiène et d'usage contemporaines.

D’une manière plus globale, l’assainissement cyclique est reconnue par différentes instances internationales (OMS, UNESCO, ONU…) pour ses capacités à répondre aux différentes enjeux mondiaux suivants :
  • • L’accès à l’assainissement dans les pays pauvres, et la réduction des problèmes de santé qui y sont liés
  • • La raréfaction de l’accès à l’eau
  • • La pollution de la ressource en eau
  • • La sécurité alimentaire
  • • L’extension des aires urbaines
  • • Le changement climatique

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Tag sur les murs d'Arles
« En effet, si les urines ne représentent que 1 % du volume des eaux usées, elles contiennent l’essentiel de l’azote (89%) et du phosphore (57%) qui sont ensuite éliminés dans les stations d’épuration. Une stratégie coûteuse du point de vue énergétique puisque nous dépensons environ 10MWH pour dénitrifier une tonne d’azote réactif contenu dans les eaux usées, voire aberrante puisque dans le même temps, les usines de production d’engrais azoté consomment environ 10MWh pour synthétiser une tonne d’azote réactif. »
Fabien ESCULIER, chef du projet OCAPI (Ecole des Ponts Paris Tech, CSTB , SIAAP) – Revue confluence, avril 2017, « construire un nouveau paradigme pour l’assainissement »


L’adaptation de nos bâtiments et équipements à une collecte séparative de l’urine et de la matière fécale

Une petite vidéo qui présente le tout



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